sailingnews

ActualitéCourses au large

Route du Rhum : Fabien Delahaye et Legallais en quête d'un podium historique

À six semaines du départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Fabien Delahaye impose une équation simple à son programme: zéro course intercalée, préparation intégrale à Lorient.

Route du Rhum : Fabien Delahaye et Legallais en quête d'un podium historique

Selon Presse Agence Sport, le skipper et le Class40 LEGALLAIS restent à quai jusqu'au jour J pour valider les dernières évolutions, affiner les réglages et fiabiliser chaque organe du bateau.

Trois saisons, un podium en ligne de mire

Le dossier de performance parle de lui-même. Sur les trois derniers exercices, LEGALLAIS accumule les résultats qui installent Delahaye dans le haut du panier Class40: troisième de la Normandy Channel Race, vainqueur des Sables–Horta–Les Sables en 2025, deuxième du championnat Class40 la même saison. En 2026, une troisième place sur la Trin'40, acquise en duo avec Pierre Leboucher, confirme la régularité aux avant-postes. Quatre ans de R&D convergent vers cette transatlantique.

« L'objectif, c'est de battre les autres: nous partons tous avec cet état d'esprit. Après quatre années consacrées à préparer ce grand rendez-vous, nous avons forcément envie d'aller chercher quelque chose de grand », résume le skipper dans des propos relayés par Presse Agence Sport.

Tringlerie et marge de manœuvre

L'enjeu mécanique est ciblé. Le chantier estival – qualifié de « beaucoup plus léger » que celui de l'hiver par le skipper – a servi principalement à remplacer la seconde moitié de la tringlerie des safrans. La première moitié avait été renouvelée durant le grand chantier hivernal de près de quatre mois, durant lequel le bateau avait été entièrement mis à nu. Détail discret mais structurant: la transmission de barre est l'organe le plus exposé quand le front atlantique secoue un 40 pieds lancé à pleine VMG.

Le ton du skipper est celui d'un plan de marche tenu: « Je me sens vraiment bien, serein et détendu […] nous avons accumulé de la confiance. Nous nous sommes surtout construit un programme qui nous laisse six semaines à Lorient, sans pression, pour faire les choses correctement et ne rien bâcler. »

Trois variables à suivre d'ici le départ

Première variable: la fiabilité post-chantier, sur un bateau dont la tringlerie vient d'être intégralement renouvelée par tronçons. Deuxième: la fenêtre météo du golfe de Gascogne, traditionnellement zone de tri sur la Route du Rhum, où les isobares se resserrent et où le choix de la voile d'avant se joue à trois nœuds près. Troisième: la gestion du sommeil et de l'énergie sur une transat longue exposée aux alizés. Trois variables, six semaines. La dernière ligne droite est aussi un exercice de projection.