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Alexis Loison signe une victoire prometteuse pour ses débuts en Class 40

D'après une information publiée par Ouest-France, Alexis Loison a remporté la course offshore de la 40'Malouine à la barre de son nouveau Class 40.

Alexis Loison signe une victoire prometteuse pour ses débuts en Class 40

Pour un marin qui construit sa réputation sur le contact et les manœuvres, un premier rendez-vous gagnant avec une coque neuve, c'est exactement le signal qu'on veut voir. Reste à décoder ce que ce coup d'éclat dit — ou pas — sur la machine.

Le puzzle d'un Class 40 neuf

Un Class 40 neuf, c'est toujours un double pari. D'un côté, il y a la promesse d'une coque qui n'a pas encore distribué ses forces dans la mer, avec un shape d'appendices et une circulation sous la ligne de flottaison qu'on n'a pas encore vues à l'œuvre en course. De l'autre, il y a tout ce qu'il faut régler avant que le bateau ne rende vraiment ce qu'il a dans le ventre: pataras à caler, vrillage de grand-voile à valider, chariot à reculer pour que le bord d'attaque ne fasse pas la loi au portant.

Ce qui est intéressant pour nous, régatiers, c'est que Loison a pris la 40'Malouine comme terrain de jeu immédiat. C'est la logique d'un coureur qui sait que la mise au point se construit dans la durée, mais que les choses se confirment en course, pas au chantier. Quand un nouveau Class 40 passe la ligne en tête, deux scénarios se dessinent: soit le bateau est né juste au niveau du shape, soit l'équipage compense par l'expérience de lecture du plan d'eau. Dans les deux cas, on tient un programme qu'on va scruter de près.

Ce qu'on doit guetter dans la suite

Pour les suiveurs de la classe, la suite du calendrier dira beaucoup plus que cette première ligne d'arrivée. Le près serré dans la brise fraîche, le surf en vent arrière, les transitions spi vers code zéro — voilà les passages où un Class 40 révèle ou non son potentiel. Le près, surtout, reste le juge de paix: c'est là que le couple, le pataras et le vrillage se testent à chaque risée, sans droit à l'erreur.

Pour Loison et son équipe, la prochaine étape sera de transformer ce coup d'essai en régularité. Les Class 40 qui marquent une saison entière sont rarement ceux qui brillent sur une seule course; ce sont ceux dont le potentiel de réglage est encore en réserve, et dont l'équipage sait l'exploiter dans la durée. À nous, depuis le bord, de garder l'œil ouvert sur la façon dont ce potentiel sera exploité dans les prochaines échéances.

Trois choses à noter sur l'eau

  • Le shape en condition établie: un Class 40 neuf gagne rarement sans un shape de coque et d'appendices qui répond dès les premières miles. À surveiller dès la prochaine sortie.
  • La polyvalence du bateau: la 40'Malouine est un test, mais les parcours plus techniques — côtiers, près longue distance — donneront la vraie mesure du potentiel.
  • L'évolution de l'équipage: les bons programmes sont ceux qui transforment un premier résultat en dynamique de saison, pas en feu de paille. C'est là-dessus que le bateau se jugera vraiment.