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Vendée Globe 2028 : Justine Mettraux lance la construction de son futur IMOCA à Lorient

Selon Actu.fr, la construction du nouvel IMOCA de Justine Mettraux, candidate au Vendée Globe 2028, a commencé en mars 2026 au chantier Naval CDK de Lorient, dans le Morbihan.

Vendée Globe 2028 : Justine Mettraux lance la construction de son futur IMOCA à Lorient

La livraison est annoncée pour le printemps 2027; plus de 3 780 heures de travail avaient déjà été comptabilisées pour fabriquer le carbone et le monocoque. Pour la navigatrice, l’enjeu est maintenant de transformer cette production encore en cours en un bateau homogène et performant, puis de l’intégrer à la préparation de l’édition 2028.

Le point de bascule: de la coque à l’équilibre

Justine Mettraux ne cherche pas un trait de performance isolé. Le cahier des charges fixé pour ce nouvel IMOCA vise un ensemble cohérent: un bateau homogène avant d’être performant. Cette hiérarchie compte dans un projet de course au large, où la vitesse utile ne se résume pas à un maximum théorique. Elle dépend de la capacité à maintenir un compromis stable dans des régimes de vent différents.

La conception a été confiée à Guillaume Verdier. Actu.fr indique qu’il travaille également sur le nouvel IMOCA du skipper japonais Kojiro Shiraishi, et que son expertise a notamment accompagné les vainqueurs des quatre dernières éditions du Vendée Globe. Ce parallèle renforce la portée industrielle du chantier lorientais. Il ne donne toutefois pas le niveau de performance du futur bateau: aucune polaire de vitesse, cible de vitesse ou VMG de référence n’est publiée.

La navigatrice avait pris la huitième place de l’édition précédente. Son nouveau projet ne consiste donc pas à répondre à une urgence de résultat immédiat, mais à disposer d’une plateforme conçue pour la prochaine campagne. La phase décisive ne sera pas la sortie du moule. Elle sera le passage entre une coque encore en fabrication et un système complet dont les qualités devront rester constantes lorsque le vent forcera, mollira ou se décalera.

Le compteur industriel

Plus de 3 780 heures de travail étaient déjà dénombrées au moment du cité. Près de dix personnes sont mobilisées autour de la création d’un moule de coque unique, et la dernière cuisson était engagée. Ces données donnent un repère précis sur l’état d’avancement: le chantier n’en est plus à la conception abstraite, mais à la transformation matière.

Le chiffre doit toutefois rester à sa place. Ces 3 780 heures mesurent le travail de construction, pas la vitesse du bateau, sa solidité en course ou sa capacité à remonter au près dans un front froid. Le dossier ne fournit ni poids, ni surfaces, ni architecture détaillée, ni polaires. Il serait donc impossible, à partir de ces seules informations, d’établir une hiérarchie sportive ou de prévoir un routing particulier.

Deux partenaires majeurs suivent le projet et le pilotage de ses différentes phases, avec un rôle associé à la sécurité et à l’ingénierie. L’article d’Actu.fr ne donne pas leur nom ni le détail de leurs interventions. Tant que la configuration finale et les choix techniques ne sont pas davantage documentés, les heures de travail constituent un indicateur de production, pas un indice de performance.

L’horizon 2028, sans raccourci

Le calendrier distribution place deux repères devant le chantier. Le premier est la prochaine échéance sportive de Justine Mettraux: The Ocean Race Atlantic, programmée le mardi 1er septembre 2026 entre New York et Lorient. Cette traversée Atlantique s’inscrit dans sa préparation, alors que la navigatrice dispose d’un calendrier dégagé pour préparer les prochaines expéditions.

Le second repère est plus lointain: le Vendée Globe 2028. La construction doit s’achever au printemps 2027 et le bateau doit prendre le large à l’occasion de cette édition. Entre les deux dates, la question suivi sera celle de l’intégration finale. Le critère principal restera celui formulé dès le départ du projet: disposer d’un IMOCA homogène et performant.

Pour l’instant, la seule projection défendable est donc industrielle. Le printemps 2027 dira si le calendrier est tenu. Ensuite, la lecture utile ne passera ni par le nombre d’heures de chantier ni par le palmarès de l’architecte: elle devra venir du comportement global du bateau et de sa capacité à convertir le vent en vitesse utile. La météo, elle, reste hors cadre: aucun bulletin, champ d’isobares ou scénario de vent n’est fourni pour extrapoler la campagne.