
Sur la ligne de départ, deux maxi de 78 et 86 pieds conçus chez Reichel-Pugh tiendront le haut du pavé, avec en ligne de mire le record de 38 h 53 min et 16 s établi sur 500 milles par Tristan Le Brun la saison passée. Le gratin des TP52 est aussi au rendez-vous, et la version Virtual Regatta remet le cap sur nos écrans.
Du lourd au près comme au portant
Cinq cents milles, deux maxi signés Reichel-Pugh, et une bataille qui s'annonce musclée. Le maxi de 86 pieds Marta 07, barré par Furio Benussi avec un équipage familial et le Monégasque Guido Miani, aligne ses quelque 26 mètres face au Fiamme Gialle Nice, pur voilier de course de 24 mètres. Avec de telles carènes, le spi asymétrique et le gennaker dictent leur loi au portant: réussir le bon timing d'envoi et de récupération, voilà le premier gain de dixième à aller chercher. Black Jack 100, propriété du Yacht-club de Monaco, avait réussi le doublé 2024-2025. La barre est haute pour les successeurs.
Les TP52 entrent dans la danse
En TP52, le plateau envoie du sérieux. Le Turc Arkas Blue Moon, sous la barre de Serhat Altay, débarque avec une victoire toute fraîche à la Loro Piana Giraglia et une confiance gonflée à bloc. Face à lui, le PAC52 américain Final Final (Russell Whitworth) et le TP52 Chocolate 3 du Hongrois Peter Czégal — toujours à l'aise sur l'eau depuis ses 470 aux Jeux d'Athènes 2004 — ne lâcheront rien. Sur ce type de bateau, chaque bord d'attaque, chaque réglage de pataras compte: on y apprend à lire la molle comme le médium, à griffer le moindre souffle.
Le chrono à surveiller et la régate virtuelle
Le chrono à battre? Celui de Tristan Le Brun: 38 h 53 min et 16 s sur 500 milles. À cette allure, les rotations d'équipage et la gestion du sommeil deviennent aussi stratégiques que le routage. Pour les mordus qui resteront à quai, Virtual Regatta reconduit la version numérique de la course, avec les mêmes conditions météo et les mêmes choix tactiques depuis un ordinateur ou un smartphone. Le président du Circolo della Vela Sicilia, Agostino Randazzo, résume l'enjeu: « C'est la preuve que la Palermo-Monte-Carlo est devenue un symbole de la voile en Méditerranée. »