
Le partenariat couvre également deux rendez-vous du circuit: la Vendée Arctique – Les Sables-d’Olonne en 2026 et la New York Vendée – Les Sables-d’Olonne en 2028. Pour la course au large, ce n’est pas un changement de polaire ni une évolution de jauge: c’est un marqueur de continuité dans l’écosystème qui accompagne les IMOCA entre deux tours du monde.
Un engagement qui s’inscrit dans le calendrier IMOCA
La séquence est claire. Ulysse Nardin était déjà associée aux éditions 2024 et 2028 du Vendée Globe; la marque suisse prolonge désormais sa présence autour des principales étapes mentionnées par l’organisation. La Vendée Arctique constituera le premier rendez-vous identifié en 2026. Deux ans plus tard, la New York Vendée reliera New York aux Sables-d’Olonne avant le prochain Vendée Globe.
Pour les observateurs de la course, l’intérêt se situe moins dans la visibilité du logo que dans la durée du dispositif. Un projet Vendée Globe se construit sur plusieurs saisons: choix d’un IMOCA, mise au point des foils, qualification du skipper et accumulation de milles en solitaire. La présence d’un chronométreur officiel sur cette période accompagne cette progression sans modifier, à elle seule, la hiérarchie sportive.
L’annonce ne fournit en revanche aucun élément sur les conditions financières du partenariat ni sur un éventuel programme spécifique avec un skipper. Il faut donc rester précis: Ulysse Nardin confirme son rôle de Chronométreur Officiel, pas un engagement sportif individuel détaillé.
La montre comme laboratoire de matériaux
Lors de la dernière édition, Ulysse Nardin avait présenté la Diver NET Vendée Globe. Le modèle intégrait des matériaux recyclés et upcyclés, dont le CarbonFoil, fabriqué à partir de chutes de production de fibres de carbone issues de la construction de foils d’IMOCA, ainsi que le NyloFoil, conçu à partir de matériaux issus de filets de pêche recyclés des Sables-d’Olonne.
Le lien avec la course est donc établi par la matière autant que par le temps. Les foils, les composites et les systèmes de mesure forment le même langage technique: réduire les pertes, fiabiliser les composants, tenir la durée. Mais l’annonce actuelle ne permet pas de conclure à l’arrivée d’une nouvelle montre, d’un nouveau matériau ou d’une innovation destinée aux bateaux.
C’est le point à surveiller. Le partenariat peut servir de plateforme technologique et narrative, mais aucune évolution précise n’est encore documentée dans les éléments disponibles.
2026 comme premier test de continuité
La prochaine échéance citée est la Vendée Arctique – Les Sables-d’Olonne en 2026. Elle permettra de mesurer la place concrète prise par ce renouvellement dans le dispositif de la course, avant la New York Vendée de 2028 et le prochain tour du monde.
À ce stade, la donnée est simple: Ulysse Nardin reste dans le calendrier du Vendée Globe jusqu’en 2028. Pour le public comme pour les équipes, il ne s’agit pas d’un avantage de vitesse mesurable, mais d’un signal sur la stabilité des partenaires autour d’une campagne IMOCA qui se joue désormais sur plusieurs saisons. La tactique, elle, reste à venir: sur l’eau, elle dépendra toujours de la météo, des choix de voile et de la capacité des bateaux à tenir la cadence.