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Norbert Sedlacek Koch : un tour du monde en solitaire de 35 000 milles sans escale

Selon Voile & Moteur, Norbert Sedlacek Koch doit larguer les amarres le 26 juillet à 15 h 30, depuis Port Olona aux Sables-d’Olonne, pour une tentative hors norme: boucler 35 000 milles nautiques en…

Norbert Sedlacek Koch : un tour du monde en solitaire de 35 000 milles sans escale

Selon Voile & Moteur, Norbert Sedlacek Koch doit larguer les amarres le 26 juillet à 15 h 30, depuis Port Olona aux Sables-d’Olonne, pour une tentative hors norme: boucler 35 000 milles nautiques en solitaire, sans escale ni assistance. À bord de l’Open60AAL, l’enjeu n’est pas seulement de tenir une trajectoire autour du globe: il s’agit de faire fonctionner un bateau autonome pendant environ 180 jours, à travers les cinq océans.

Sur un monocoque de 60 pieds, nous connaissons la logique: chaque watt compte, chaque kilo embarqué se paie dans les accélérations, chaque décision de route finit par remonter dans la vitesse moyenne. Ici, le curseur est poussé jusqu’au bout.

L’autonomie comme premier réglage

L’Open60AAL est annoncé comme construit en composites recyclables et durables. Surtout, il doit être propulsé et alimenté exclusivement par les énergies renouvelables du vent, de l’océan et du soleil.

C’est là que la tentative devient intéressante pour les régatiers, bien au-delà du seul chiffre des milles. Un bateau qui ne peut pas compter sur une assistance extérieure doit conserver son potentiel dans la durée: produire de l’énergie, préserver son matériel, éviter de transformer un petit défaut en avarie qui ruine la moyenne.

Dans le cockpit, le réflexe est simple: avant de chercher le dixième de nœud au réglage de chariot ou au vrillage de la grand-voile, il faut garder le système en état de marcher demain. Sur un périple de six mois, cette hiérarchie ne bouge jamais. La performance commence par la continuité.

Cinq océans, une vitesse moyenne à défendre

Le projet vise ce qui est présenté comme un premier record mondial de tour du monde en solitaire et sans escale à travers les cinq océans. Sedlacek s’adapte actuellement à la vie à bord de l’Open60AAL, tandis que le départ approche.

La durée annoncée — environ 180 jours — donne la mesure du défi. À cette échelle, on ne gagne pas une tentative avec une seule option météo brillante ou une pointe de vitesse. On la garde vivante par une succession de choix propres: ne pas surtoiler quand le bateau commence à taper, protéger le bord d’attaque et les appendices, surveiller l’usure avant qu’elle ne devienne visible, accepter de temporiser quand la marge disparaît.

Le solitaire devra donc composer avec une équation que tous les coureurs au large connaissent, mais rarement aussi longtemps: aller vite sans entamer l’outil. Le bateau doit avancer, se recharger et rester fiable, jour après jour.

Ce qu’il faudra regarder au départ

Le 26 juillet, ne regardons pas seulement la ligne de sortie de Port Olona. Les premiers jours diront déjà beaucoup sur le niveau réel de préparation: capacité du bateau à produire son énergie en navigation, comportement dans les transitions de vent, et rythme choisi par le skipper.

La check-list est courte, mais elle ne pardonne rien: énergie disponible, voiles et réglages conservateurs quand la mer se forme, contrôle régulier du matériel, et vitesse moyenne plutôt que vitesse instantanée. Sur 35 000 milles, le bon coup n’est pas celui qui fait parler sur une journée: c’est celui qui laisse encore un bateau entier et un marin lucide à mi-parcours.