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Norbert Sedlacek entame un tour du monde extrême de 180 jours via l'Arctique

Selon Angers Info, Norbert Sedlacek doit quitter Port Olona à 15 h 30 ce dimanche 26 juillet, avant un départ officiel depuis la baie des Sables-d’Olonne.

Norbert Sedlacek entame un tour du monde extrême de 180 jours via l'Arctique

Le point de bascule n’est pas une latitude du Grand Sud, mais le nord: le skipper autrichien prévoit d’abord de remonter vers les îles Britanniques, le Svalbard et le Spitzberg. Une entrée en matière qui place immédiatement ce tour du monde solitaire de 180 jours hors des trajectoires habituelles.

Une route qui commence par l’Arctique

Sedlacek s’élance sur l’Open60AAL pour un tour du monde sans escale ni assistance, selon Angers Info. Il s’agit de sa sixième tentative dans cet exercice; l’ancien participant au Vendée Globe repart un an après sa précédente tentative.

Le schéma annoncé est vaste: côte nord-ouest de l’Europe, archipel du Svalbard, contournement du Spitzberg, puis Atlantique à l’ouest de l’Islande, des Açores et du Cap-Vert. Ce n’est qu’après cette boucle septentrionale que la route doit basculer vers l’océan Austral.

Sur une telle séquence, la distance n’est pas le seul paramètre. Le programme empile les changements de systèmes: Atlantique Nord, hautes latitudes arctiques, retour vers les alizés, puis les dépressions du Sud. Les polaires de vitesse ne suffisent plus à décider; la marge de manœuvre se calcule aussi dans le timing d’entrée et de sortie de chaque zone.

Cinq océans, trois caps, aucun arrêt

Le parcours doit ensuite conduire le navigateur par les caps de Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn, avec des passages annoncés par la Tasmanie et l’île Stewart, avant le retour aux Sables-d’Olonne. Cinq océans. Environ 180 jours. Zéro escale, zéro assistance: l’équation logistique est aussi sévère que la route.

Le bateau est lié au chantier Innovation Yachts, fondé par Sedlacek et installé à Vairé, en Vendée. Cette dimension compte: le tour du monde sera aussi une épreuve en conditions réelles pour un projet porté depuis le territoire sablais, loin du cadre balisé d’une course avec flotte, classe et assistance d’organisation.

Le mot « record » apparaît également dans le titre relayé par Les Sables-d’Olonne.maville.com. Mais les données disponibles ne précisent ni le temps de référence visé, ni les règles exactes de l’homologation. À ce stade, seule la durée estimée du périple — 180 jours — est documentée.

Les premières 48 heures fixent le cadre

Les deux premiers jours serviront d’abord à valider le départ vers le nord-ouest et l’installation du rythme de solitaire: gestion de l’énergie, veille, vitesse moyenne et capacité à préserver le matériel avant les hautes latitudes. Aucun scénario météo détaillé n’est communiqué dans les éléments disponibles; il serait donc prématuré d’anticiper une option de route ou un choix de voiles.

La première séquence à surveiller reste le passage des îles Britanniques vers le Svalbard. C’est là que la trajectoire annoncée cessera d’être un tracé sur une carte pour devenir une contrainte de navigation. Dans 24 à 48 heures, les premiers écarts entre plan de route et route réellement tenue donneront la première mesure de cette tentative.