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Golden Globe Race : Damien Guillou en quête de revanche aux Sables-d'Olonne

À 120 milles de Bénodet, la rupture est consommée. Damien Guillou a rejoint Les Sables-d’Olonne dimanche soir, Rustler 36 Solarem amarré sur le ponton Vendée Globe.

Golden Globe Race : Damien Guillou en quête de revanche aux Sables-d'Olonne

La GGR 2026 bascule en phase finale: départ le 6 septembre, mais le premier test tactique a lieu dès le 16 août avec le prologue. Pour le Breton, qui avait dû abandonner après 70 jours au niveau de l’Afrique du Sud lors de l’édition précédente, c’est une seconde chance dont il connaît le prix exigeant.

Chronologie d’une préparation sans filet

Le déplacement de Guillou marque une transition clé: ne pas retourner en Bretagne avant plusieurs mois. La logistique de dernier instant — stickers, balises, cartes SIM — s’inscrit dans une checklist impitoyable. « J’ai préparé tous les pellets pour l’hiver », résume-t-il avec ce pragmatisme qui caractérise la phase finale. Sur une épreuve de 210 jours minimum, sans assistance ni moyens modernes, chaque détail compte. La ville des Sables-d’Olonne, habituée au Vendée Globe, devient ainsi le théâtre d’une préparation intense pour cette course dans l’esprit de 1968.

Le prologue du 16 août: un exercice de calibration

Programmé à 14 heures ce dimanche, le prologue offre environ deux jours et demi de navigation. Pour les analystes, c’est une opportunité unique d’observer les choix de voiles, le réglage du couple voilier-skipper, et la gestion météo initiale. Guillou pourra confronter son programme de polaires de vitesse aux conditions réelles de l’Atlantique Nord estival. C’est aussi une première lecture des VMG (Velocity Made Good) des concurrents, avant l’immersion totale en solitaire.

La leçon de 2023: 70 jours avant l’abandon

Le précédent de Guillou — abandon après 70 jours au large de l’Afrique du Sud — pèse dans l’équation stratégique. L’analyse des routages et des systèmes météo sur cette période a forcément nourri sa préparation. À l’approche du départ, l’observation des trajectoires anticycloniques et des prévisions de vents alizés pour la descente de l’Atlantique sera cruciale. Le défi n’est pas seulement nautique; c’est une gestion des ressources physiques et mentales sur une durée qui excède sept mois.

Projection à 48 heures: tous les yeux seront sur Les Sables-d’Olonne dimanche. Le prologue servira de banc d’essai pour les skippers et les routeurs. Il fournira les premières données concrètes sur le comportement des bateaux en configuration course, un mois avant le coup d’envoi officiel. L’analyse des écarts à l’issue de ce mini-parcours permettra d’ajuster les dernières hypothèses météo et tactiques pour le grand départ.