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The Ocean Race Atlantic : une nouvelle ère pour les IMOCA en équipage

D'après Live Sail Die, six équipages de pointe quitteront New York le 1er septembre pour une traversée express vers Lorient — première édition de The Ocean Race Atlantic, format IMOCA en équipage complet, parité stricte 50/50 à bord.

The Ocean Race Atlantic : une nouvelle ère pour les IMOCA en équipage

Sur le ponton new-yorkais, la silhouette des foilers annonce une équation météo Nord-Atlantique où le record des 24 heures (641 milles) n'est plus théorique. Six teams au départ, deux coques neuves jamais vues en course, et un tracker officiel qui diffusera la moindre manœuvre: la classe IMOCA bascule, pour la première fois, dans l'ère du 100 % équipage.

Le cadre de la course

Six équipages figent la grille de départ: Team Malizia (GER), Team Francesca Clapcich Powered by 11th Hour Racing (USA), United by the Ocean (FRA), DMG MORI Sailing Team (JPN), Embrace The Challenge (SUI) et MSIG Europe (NZL). Deux d'entre eux — DMG MORI et Malizia — alignent un prototype neuf pour leur première sortie en course longue, paramètre qui déplace les polaires de vitesse mais ouvre une inconnue structurelle. Chaque bord embarque un OBR, un live quotidien et un programme parallèle « Racing for the Ocean » dédié à la collecte de données océanographiques. L'arrivée à Lorient, prévue les 8-9 septembre, tombe en pleine « Sailing Valley » — Paul Meilhat, co-skipper d'United by the Ocean et vainqueur de The Ocean Race Europe, résume l'enjeu d'arrivée: « Une route transatlantique classique et une course où nous avons une chance de faire vivre l'histoire de ce que nous vivons sur l'océan. »

Météo du créneau: rail dépressionnaire actif

Le 1er septembre ouvre la fenêtre classique des dépressions nord-atlantiques de fin d'été. Pour un routeur, c'est le terrain idéal: rail dépressionnaire structuré, vents portants appuyés sur l'axe New York–Lorient, bascule rapide dès que le cap s'efface au large de Nantucket. Plus le système s'enfonce vers l'Islande et plus les VMG au grand largue s'allongent; à l'inverse, un front froid trop sud comprime l'angle et force à empanner sous charge. Francesca Clapcich, skipper du team US, fixe l'objectif de vitesse: « Je pense que nous allons voir des vitesses élevées et, si nous avons de la chance avec la météo en cette fin d'été, nous pourrions assister à une traversée record. »

Trois variables pour les 48 premières heures

  • Position des dépressions: un front froid calé à l'ouest de l'Irlande pousse la flotte vers le grand largue pur; un système nordique ouvre une option orthodromique rapide mais expose aux calmes subtropicaux en sortie de route.
  • Sollicitation des prototypes neufs: Malizia et DMG MORI naviguent sans retour d'expérience — toute cassure structurelle dans les premières 48 heures sera un signal de fiabilité à observer sur le tracker.
  • Rotation 50/50 sous charge: parité obligatoire, mais l'indicateur final reste la performance brute — coordination des empannages, choix de spi, gestion de la fatigue sur le rail de portant.

Prochaine lecture tactique: les runs GFS et ECMWF diffusés ce week-end, qui caleront la dépression de départ — et, avec elle, le choix de voile majeur (solent médium vs. grand spi asymétrique) pour le premier bord longue distance.