
rendez-vous sur le circuit Figaro: L'Aventura, quatrième et dernière épreuve du Championnat de France Elite de Course au Large, s'installe en Vendée pour boucler le calendrier. Comme le rapporte Ouest-France, la course se dispute en double, du 19 août au 13 septembre, avec départ et retour en Vendée.
Le parcours: deux étapes, deux physiques
Première manche: Port Bourgenay – Lagos, via Madère. C'est la portion océanique pure, celle où ton choix de spi — asymétrique léger ou symétrique de reaching — pèse autant que ta lecture du fichier météo. Le pataras en vent de portant, le vrillage de grand-voile dans la houle: chaque cran de réglage compte. La flotte descendra l'Atlantique avec une fenêtre de départ à négocier, et Madère comme waypoint stratégique avant de toucher le thermique portugais.
Seconde étape: Lagos – Île d'Yeu. Plus courte, plus côtière, avec des caps à négocier et des effets de site qui vont réveiller les automatismes du championnat. C'est typiquement le terrain où une barre douce — pas de coups secs qui cassent le flux sur le safran — te fait gagner tes dixièmes de nœud moyen.
Vingt à vingt-cinq duos attendus au total. Autant dire que le chenal de départ va sentir le trafic.
L'enjeu: pas de joker
L'Aventura ne vient pas en complément du championnat: c'est elle qui clôt le classement général. Concrètement, tu n'as plus le droit à l'erreur. Les Figaro Bénéteau de 10 mètres sont strictement identiques, donc la différence vient uniquement du couple réglage/communication et de ta capacité à tenir physiquement la barre sur deux étapes longue distance.
Pour les doubles, c'est aussi un test de gestion des quarts et du repos. Le bateau qui maintient un cap constant pendant que l'équipier récupère repart avec un avantage que le classement final reflète rarement aussi crûment.
Ce qu'on regarde depuis le pont
Trois angles pour suivre l'épreuve avec un œil de préparateur:
- Le spi de reaching: la descente sur Madère se joue souvent entre l'asymétrique léger et le symétrique, selon l'angle du vent réel. Le mauvais choix ici peut coûter une bonne demi-heure sur 24 heures de mer.
- Le calage du chariot de GV: sur un parcours long, ce sont les réglages fins répétés — reculer d'un cran,_border_loader le pataras — qui font l'écart, pas les gros changements brutaux.
- La douceur de barre: sur ces 10 mètres, une barre trop vive coûte cher en vitesse moyenne. Le dixième se gagne au feeling, en gardant le bateau plat.
Un village ouvrira ses portes au public à Port Bourgenay quelques jours avant le départ — l'occasion de toucher du doigt les réglages des pros avant de retourner à tes propres polaires. Renseignements à l'office de tourisme de Talmont-Saint-Hilaire.